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Immunoglobulines humaines : un accès aujourd’hui réservé aux indications prioritaires

 

Pour prévenir les infections à répétition, les immunoglobulines humaines étaient régulièrement prescrites aux malades atteints d’un lymphome, d’une leucémie lymphoïde chronique ou d’une maladie de Waldenström et qui présentent un déficit immunitaire en raison de leur pathologie et/ou des traitements qu’ils reçoivent. La pénurie actuelle d’immunoglobulines limite l’accès à ce type de produit aux patients pour lesquels il n’existe pas d’alternative.

 

Immunoglobuline : un intérêt en prophylaxie des infections

Les immunoglobulines humaines sont des protéines issues des dons de sang et de plasma. Elles sont utilisées dans de nombreuses indications. Pour ce qui concerne les personnes atteintes d’un lymphome non hodgkinien (LNH), d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) ou d’une maladie de Waldenström (MW), elles servent surtout comme traitement préventif. Elles permettent en effet de palier en partie le déficit immunitaire que ces patients peuvent présenter (du fait de leur maladie et/ou de leurs traitements) grâce à leur activité anti-infectieuse et anti-inflammatoire. Elles sont donc utiles notamment pour limiter les infections à répétition et les infections sévères.

Les immunoglobulines sont administrées par voie intraveineuse ou par voie sous-cutanée. Leur durée d’action étant limitée dans le temps, il est généralement nécessaire de les injecter à intervalle régulier (par exemple, toutes les 3 à 4 semaines).

 

Une pénurie qui s’accentue

Depuis plusieurs années, la France est confrontée à une pénurie d’immunoglobulines humaines. Cette pénurie est constatée sur l’ensemble de la planète, à des degrés divers selon les pays.

Elle est notamment liée à une augmentation importante de l’utilisation de ces produits, avec une collecte de sang et de plasma qui ne permet pas de répondre aux besoins. Bien évidemment, la crise sanitaire liée à la Covid-19 n’a pas arrangé la situation, en raison d’une baisse des dons de sang et de plasma.

Selon les spécialistes, malgré des importations croissantes (notamment provenant des États-Unis), l’offre d’immunoglobulines devrait rester nettement en deçà des besoins en Europe au moins jusqu’en 2025.

 

L’antibiothérapie : une alternative

Les immunoglobulines ne sont pas le seul moyen disponible de prévenir les infections à répétition et/ou sévère. Il est en effet possible d’obtenir un résultat équivalent avec un traitement par antibiotiques.

Il apparaît d’ailleurs que la prescription d’immunoglobulines ne correspondait pas dans un certain nombre de cas aux indications précises de ces produits, même si les patients en tiraient un bénéfice dans leur vie quotidienne.

 

Accès aux immunoglobulines : dans quels cas ?

Face à la pénurie, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) a établi une liste des indications prioritaires des immunoglobulines, afin d’en réserver l’usage aux malades en ayant le plus besoin.

Pour ce qui concerne les personnes atteintes d’un LNH, d’une LLC ou d’une MW, cette liste indique que les immunoglobulines sont réservées aux patients qui réunissent les 3 conditions suivantes :

-Présenter un déficit immunitaire ;

-Recevoir une antibiothérapie ;

-Présenter des infections à répétition ayant nécessité une hospitalisation.

D’autres indications existent également chez les patients traités par cellules CAR-T ou ayant subi une allogreffe, notamment ceux qui souffrent d’hypogammaglobulinémie (faible taux d'immunoglobulines dans le sang).

Dans tous les cas, la prescription d’immunoglobulines doit alors être décidée au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire.

 

Ces conditions, qui limitent l’usage des immunoglobulines aux situations les plus sévères, permettent de garantir l’accès aux immunoglobulines aux malades qui en ont le plus besoin.

En revanche, beaucoup de patients qui avaient l’habitude de recevoir des immunoglobulines n’y ont aujourd’hui plus accès.

 

Pour ces patients, il est recommandé de :

-Discuter avec leur hématologue de la possibilité de suivre une antibiothérapie préventive ;

-Lui signaler sans tarder la survenue répétée d’infections.

 

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