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La Lettre SILLC N°6 est parue - Elle fait un tour d'horizon en 54 pages sur toutes les nouveautés de l'année 2018 Cliquer ici pour la lire.
 
 
 

SILLC Soutient la Recherche sur les pathologies LLC et MW Actualités Thérapie orale et virage ambulatoire

 

SILLC a remis ses prix 2018 à plusieurs jeunes chercheurs dont les travaux concernent nos pathologies.

Nous vous présentons ici la communication de Mlle Anne CALLEJA  du CHU de Nice dont la recherche concerne l'Ibrutinib.

Cette recherche est extrêmement utile puisque ce médicament est maintenant largement utilisé aussi bien pour la LLC que pour la MW tout particulièrement pour les malades réfractaires ou en rechute.

L'étude aboutit à une préconisation très opérationnelle.

Au delà de cette étude on ne peut toutefois manquer de s'interroger sur le rapport qui pourrait exister entre les différences de dosage très significatives observées chez les patients et l'efficacité du traitement sur eux. Pourrait-on ainsi en déduire qu'il faut pouvoir décider d'une posologie adaptée au cas de chacun ?

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Le dosage plasmatique de l’ibrutinib
Un besoin dans notre pratique clinique ?

 

2018 09 29 Prix SILLC- Anne Calleja-PhotoIntroduction : L’ibrutinib, une thérapie ciblée, est indiqué dans le traitement de la leucémie lymphoide chronique, de la maladie de Waldenstrom et du lymphome du manteau. La gestion de ses effets toxiques, notamment lors des premières semaines, reste problématique. Le dosage sanguin d’un médicament peut permettre de trouver la dose idéale pour un patient, afin de garantir l’efficacité d’une part et de gérer ses effets secondaires d’autre part.

 

La question posée par mon travail est la suivante : Est-ce que le dosage sanguin de l’ibrutinib peut permettre de prédire ses toxicités ? Pour répondre à cette question les patients commençant un traitement par ibrutinib au CHU de Toulouse était inclus dans un essai clinique (PKe3i, financé par l’ANSM).

 

Matériel et méthodes : Les patients bénéficiaient du dosage de l’ibrutinib dans le sang après 1 mois de traitement (dosage sans avoir pris l’ibrutinib puis 30 min, 1h, 2h, 4h et 6h après la prise du médicament), parallèlement leurs effets secondaires étaient recueillis (via appels téléphoniques d’une infirmière et lors des consultations avec un hématologue). Enfin, ils avaient un entretien avec un pharmacien qui étudiait les autres médicaments pris par le patient pour évaluer d’éventuelles interactions avec l’ibrutinib.

 

Résultats : 73 patients ont bénéficié d’un dosage de l’ibrutinib et du suivi des leurs effets indésirables, 49 patients ont eu un entretien avec un pharmacien.

 

L’étude du dosage de l’ibrutinib dans le sang montrait une grande hétérogénéité entre les patients.

 

Les effets secondaires des patients ont été classés en 10 catégories (saignement, toxicité cardiaque, perturbation hépatique, retentissement musculaire, arthralgies, infections, troubles digestifs, hématotoxicité et atteinte neuro psychiatrique), et leur sévérité était gradée de 1-4 (1-2 : peu sévère, 3-4 sévère). Un patient sur trois présentaient une toxicité sévère (de grade 3 (25%) ou 4 (6.5%)), et tous avait au moins une toxicité mineure (grade 1 (96% des patients), grade 2 (63%)). Ces chiffres démontrent l’exhaustivité des données recueillies par notre IDE d’appel (qui ne « filtre » pas les déclarations des patients).

 

De façon contre-intuitive, les patients qui avaient une concentration sanguine plus élevée d’ibrutinib n’étaient pas les patients avec les plus d’effets secondaires ou avec les effets secondaires les plus graves. De même, les patients chez qui les médecins avaient dû diminuer les doses d’ibrutinib pour mauvaise tolérance n’étaient également pas les patients avec un dosage d’ibrutinib dans le sang plus élevé. En ce qui concerne l’étude des médicaments des patients, les médicaments pouvant interagir avec l’ibrutinib n’influent pas non plus sur le nombre ou la sévérité des effets indésirables présentés par les patients.

 

Conclusion : Chez nos patients, le suivi du dosage sanguin de l’ibrutinib n’est pas utile, il ne permet pas de prédire les effets secondaires présentés par nos patients.  Le suivi par une IDE d’appel réduit de 50% par contre le risque d’arrêt précoce (la 1ère année) des traitements ciblés pour toxicité. C’est cette procédure qui devrait être déployée dans les centres.

 

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