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Greffe de cellules souches hématopoïétiques

Vidéos d'information sur la greffe de cellules souches hématopoïétiques

 

Cette rubrique a été réalisée en partenariat avec la Société Française de Greffe de Moelle et de Thérapie Cellulaire (SFGM-TC).

 

Cette suite de vidéos vous éclaireront de manière détaillée sur l'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-CSH).

 

1-Principe de la Greffe

Le greffon va  remplacer votre moelle mais aussi votre système hématopoïétique.
 

2-Le système HLA

 

Toutes les  cellules de votre corps portent à leur surface des molécules spécifiques,  appelées antigènes leucocytaires humains (HLA). L’ensemble de ces molécules,  spécifiques d’une personne, détermine le typage HLA c'est-à-dire l’identité de  ses cellules, y compris celles des cellules souches et par conséquent la  compatibilité entre le donneur et le receveur d’une greffe. Ceci est réalisé  par une analyse de sang.

Il est important  que les typages HLA du donneur et du receveur soient le plus proche possibles  pour éviter que les molécules HLA du donneur soient reconnues comme étrangères  par les lymphocytes de votre organisme et réciproquement. En effet votre  système HLA identifie le système HLA de votre donneur (condition nécessaire  pour le succès de la greffe), et inversement le système HLA de votre donneur  identifie votre système HLA.

Le principe de la  greffe de moelle est simple mais sa réalisation est subtile car elle doit  prendre en compte le receveur (la personne malade), le donneur (personne en  bonne santé, HLA compatible) et enfin le greffon provenant soit de cellules  souches de la moelle osseuse, soit de cellules souches du sang périphérique,  soit de sang placentaire.
 

3-Préparation à la greffe


3.1-Préparation  du donneur

 

Le don est un acte gratuit. Le donneur qu’il  soit apparenté ou non, toujours bénévole, bénéficie d’un bilan pré-don pour  vérifier que le prélèvement ne fait courir aucun risque prévisible et pour  s’assurer qu’il n’y ait pas de contre-indication ni pour lui ni pour le receveur.

  • Examen préalable

  • Prélèvement  de moelle osseuse : de quoi s’agit-il et quels désagréments?

  • Prélèvement de sang périphérique : de quoi s’agit-il et quels désagréments?

  • Greffe  à partir de sang de cordon : de quoi s’agit-il ?                 

 

3.2-Préparation  du receveur

 

Parce que la  compatibilité entre vous et le donneur n’est jamais totale, il faut préparer  votre organisme à accepter le greffon dans les meilleures conditions possibles :  c’est le conditionnement dont les modalités seront expliquées par l’équipe soignante.

L’objectif du  conditionnement est de favoriser la prise de la greffe en détruisant plus ou  moins complètement votre système immunitaire (immunodépression). Pour cela,  compte tenu de votre âge, de votre état général, du type de leucémie, du type  de greffon, on utilise une ou plusieurs techniques (chimiothérapie,  radiothérapie, immunothérapie).

 

Ceci se réalise en  secteur protégé (ou chambre stérile) pour  réduire les risques d’infections à virus, bactéries ou champignons.

  • Conditionnement  myéloblastique ou conditionnement standard
    La  moelle « malade » est détruite par chimiothérapie et/ou  radiothérapie, pour être remplacée par la moelle saine du donneur.

  • Conditionnement  non-myéloablatif ou conditionnement atténué.
    Dans  ce cas la préparation, moins agressive, a des effets affaiblis.
    Cela est plus indiqué pour les personnes qui ne pourraient pas supporter un conditionnement myéloblastique standard.

  • Conditionnement  immunothérapique
    Il agit essentiellement par un sérum anti-lymphocytaire aux effets immunosuppresseurs.

4-Réalisation de la Greffe

 

Puis la greffe (la  transfusion de cellules souches) est réalisée en secteur protégé, 24h à 48h  après la fin du conditionnement.
Selon l'intensité du  conditionnement, des complications habituellement transitoires et réversibles  peuvent survenir de façon plus au moins importante jusqu’à la reconstitution  immunologique et sanguine durable de l’organisme :
   

 

L’aplasie  médullaire :

 

Suite au conditionnement, la moelle est dans l’incapacité transitoire de produire des cellules sanguines.

        

La  mucite :

 

C’est une inflammation des  muqueuses de la bouche et de la gorge rendant la déglutition douloureuse,  l’alimentation difficile et nécessitant parfois une alimentation  par sonde.

 

La chute des cheveux :

celle-ci, mais aussi parfois celle des cils, des sourcils et des poils  pubiens se résout spontanément en deux mois environ.

 

5-Les réactions  immunologiques post-greffe

La  GVH :

c’est  la réaction du greffon contre l'hôte.
Elle est liée à l'action des cellules immunitaires (lymphocytesT) contenues  dans le greffon contre certains organes du  patient (notamment la peau, le foie et le tube digestif).

Bien  qu'un traitement adapté puisse prévenir ou traiter ces complications, chacune  d'elle présente un risque d'évolution défavorable.

 

Il existe deux types de GVH :

 
  • La GVH aiguë survenant dans les 3 premiers mois suivant la greffe.

  • la GVH chronique survenant après plus de 3 mois et nécessitant des traitements prolongés.

Les infections bactériennes, fungiques, virales :

Elles sont liées à l'immunodépression nécessaire à la greffe et impliquent des  prises en charges spécifiques

La  non prise hématopoïétique ou rejet secondaire :

Généralement rare, elle est le reflet du conflit immunitaire et peut survenir précocement  ou de façon retardée mais un traitement est souvent possible.

Les rechutes :

Elles peuvent intervenir même lorsque les indications de greffe ont été bien  posées en raison de facteurs de gravité de la leucémie causale.


 

6-Mon médecin m'a parlé d'une revaccination après la greffe, est-ce nécessaire ?

 

La mémoire immunitaire de l’organisme a disparu avec la greffe. Il faut donc la reconstituer notamment avec des vaccins.

7-Mon médecin me propose de participer à un protocole de recherche clinique, de quoi s'agit-il ?

 

es mécanismes de l'effet anti-leucémique  des lymphocytes allogéniques restent à ce jour incomplètement élucidés, mais  leurs résultats très prometteurs ont entraîné beaucoup d'espoir dans les  équipes de greffe. C’est pourquoi les essais cliniques sont importants pour améliorer l’efficacité des soins.

 
Dernière modification : 13/01/2017