
Arrêt de travail
A partir du moment où le médecin prescrit l’arrêt
de travail, vous avez l’obligation de prévenir
votre employeur et votre caisse de sécurité sociale
sous 48H. Quels
sont mes revenus pendant l’arrêt de travail
?
Il faut distinguer la situation des salariés du droit
privé, de celle des fonctionnaires (voir fiche « Allocations
sociales »).
Pour les salariés du régime général
et agricole
Les arrêts de travail peuvent durer 6 mois au total.
Au-delà, pour compenser la perte de ressources liée à votre
maladie, l’assurance maladie verse des indemnités
journalières dont le montant est égal à un
demi-salaire pendant 3 ans maximum, en fonction de l’avis
du médecin conseil de la caisse d’assurance
maladie (CPAM ou MSA).
Pour les fonctionnaires (ou assimilés)
Une maladie grave et invalidante ouvre droit à un
congé de longue maladie de 3 ans, avec un salaire
intégralement versé la première année
et complété par la mutuelle les deux années
suivantes. Il existe aussi un congé de longue durée d’une durée totale de 5 ans dont 2 années
payées intégralement et 3 années de
traitement complété par la mutuelle.
Les contractuels ont quant à eux droit à un
congé de grave maladie sous condition d’avoir
une ancienneté minimale de 3 ans.
Pour les personnes en recherche d’emploi
Le certificat médical doit être envoyé à la
CPAM et à l’assurance chômage. Le demandeur
percevra des indemnités journalières mais pas
d’allocation Assedic. Le montant des indemnités
est calculé sur la base des trois derniers mois de
salaires perçus.
Qui décide de la reprise
du travail ?
C’est le médecin conseil de la CPAM qui décide
de la reprise du travail du patient. De même, il peut
décider d’une reprise à mi-temps thérapeutique
sur proposition du médecin traitant.
Comment se déroule un mi-temps thérapeutique
?
Il faut d’abord demander une visite de « pré-reprise » avec
le médecin du travail. Ce dernier évaluera
les possibilités de reprise à mi-temps et d’aménagement
des conditions de travail sous couvert de l’accord
de l’employeur.
Ensuite, une demande doit être envoyée au médecin
conseil de la caisse d’assurance maladie avec le certificat
de reprise à mi-temps thérapeutique du médecin
traitant.
Le mi-temps thérapeutique est prescrit pour une durée
de 3 mois, renouvelable jusqu’à une durée
totale d’un an sur avis du médecin conseil de
la CPAM.
Le salarié recevra une somme égale à un équivalent
temps plein (ETP) : la moitié du salaire est versée
par l’employeur conformément au temps de travail,
l’autre moitié est versée par l’assurance
maladie.
Combien vais-je percevoir
en cas d’invalidité ?
L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH)
La Caisse d’Allocations Familiales verse l’AAH
sous certaines conditions. Il faut, entre autres, que la
CDPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes
Handicapées) (ex-COTOREP) reconnaisse une incapacité permanente
d’au moins 80%, ou une incapacité permanente
entre 50% et 80% avec impossibilité de se procurer
un emploi à cause du handicap pour le patient.
Pension d’invalidité
La pension invalidité est attribuée par votre
caisse d’assurance maladie, sur décision du
médecin conseil, à condition que la capacité de
travail ou le gain est réduit(e) d’au moins
2/3.
La pension invalidité peut aussi être demandée
si vous avez bénéficié des indemnités
journalières pendant 3 ans et que vous n’avez
pas pu retravailler pendant un an au moins.
La demande d’invalidité est faite auprès
du bureau d’aide sociale ou de la mairie du domicile.
La carte invalidité à 80% octroie une demi-part
d’impôt sur le revenu.
Un Fonds Spécial d’Invalidité (FSI)
peut être ajouté par la CPAM aux pensions de
faible montant.
Un complément à votre pension d’invalidité peut
aussi être versé si vous bénéficiez
d’un régime de prévoyance (se renseigner
auprès de votre employeur).
Peut-on être licencié à cause d’une
leucémie lymphoïde chronique ou d’une maladie de Waldenström ?
La maladie ne constitue pas un motif de licenciement. Par
contre, l’inaptitude physique, les absences répétées
ou une maladie prolongée qui gêne l’activité de
l’entreprise peuvent constituer une cause réelle
de licenciement.
Dès les premiers arrêts de travail, il est
donc conseillé au malade de vérifier s’il
ne bénéficie pas d’une protection par
sa convention collective (clauses de garantie d’emploi).
N’hésitez pas à consulter le médecin
du travail, votre comité d’entreprise, les délégués
du personnel ou le Comité d’Hygiène,
de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT)
pour l’aménagement de vos conditions de travail.
Reclassement professionnel
Lorsque les conséquences de la maladie empêchent
de reprendre les mêmes fonctions, un nouveau métier
doit être envisagé.
Vous pouvez ainsi bénéficier de formations
professionnelles sous forme de stages. Des frais liés à cette
formation peuvent être pris en charge (hébergement,
frais de transport…).
La retraite au titre de l’inaptitude
Si vous avez plus de 60 ans et que le médecin du travail
vous déclare inapte à reprendre votre emploi,
vous avez droit à la retraite au titre de l’inaptitude.
Des conseillers de la CRAM peuvent vous apporter les renseignements
nécessaires concernant votre dossier retraite.
En tant que proche de malade,
est-ce que je peux bénéficier
de congés spéciaux ?
Vous pouvez négocier avec votre employeur des autorisations
d'absence ou des aménagements d'horaires, et prendre
un congé dans la limite de vos droits.
Sinon, tout salarié dont un ascendant, descendant
ou une personne partageant son domicile fait l’objet
de soins palliatifs, a le droit de bénéficier
d’un congé d’accompagnement d’une
personne en fin de vie appelé congé de solidarité familiale.
Ce congé, non rémunéré, a une
durée maximale de trois mois.
Le salarié informe son employeur de la date prévisible
de son retour avec un préavis de trois jours francs.
A son retour de congé (ou de la période à temps
partiel), le salarié retrouve son emploi ou un emploi
similaire assorti d'une rémunération équivalente.
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