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La
Fatigue
La fatigue chez les personnes atteintes
d’une leucémie lymphoïde chronique ou d’une
maladie de Waldenström est d’une grande fréquence.
La dimension peut en être physique : ce sont alors
la lassitude, le malaise général, l’asthénie,
l’épuisement physique.
Si la dimension est émotionnelle, c’est l’insomnie,
la tristesse, la dépression.
Si la dimension est sociale, ce sont les ennuis liés à la
cessation d’emploi, à la multiplicité des
démarches administratives, à la perte de revenus,
aux multiples déplacements, etc.
La survenue de la ou des fatigues intervient à des
phases variables de la maladie. Tantôt, avant que le
diagnostic en soit posé ; tantôt après
l’annonce qui a entraîné l’inquiétude
sur le pronostic ou la lourdeur des traitements envisagés
; tantôt lors ou après les différentes
thérapeutiques ; tantôt pendant la période
de rémission, ce qui résulte du souci de la
possibilité d’une rechute.
La fatigue peut coexister avec d’autres symptômes,
qui la motivent : nausées, vomissements, dénutrition
avec perte de poids, insomnies, douleurs, anémie,
etc. Les causes peuvent en être aussi bien la maladie
elle même que les traitements en cours notamment les
chimiothérapies.
Traiter les symptômes qui motivent la fatigue fait
partie des soins de support. Les causes étant multiples,
de même que les produits à prescrire et moyens à entreprendre
pour soulager les personnes, montrent qu’il s’agit
bien d’un travail multidisciplinaire, impliquant toute
l’équipe soignante
Il est possible d’évaluer la fatigue qui est
pourtant un symptôme très subjectif, dont l’expression
et l’intensité sont diversement appréciées
par les personnes. L’intensité peut en être
déterminée par une échelle visuelle
analogique (EVA), ou plutôt par l’échelle
de PIPER (traduite en français) qui comporte 22 items
prenant en compte les dimensions physique, affective, sensorielle
et cognitive, associés à cinq questions ouvertes.
Lutter contre la fatigue, c’est contribuer au succès
des traitements à visée curative. Car le malade
met souvent en cause les traitements lourds et agressifs
qu’il reçoit et abandonne alors brutalement
ou de façon trop rapide, le programme thérapeutique
initialement proposé. C’est pourquoi, les soins
de support sont indispensables. A côté des prescriptions
médicamenteuses, on peut citer quatre moyens susceptibles
de réduire la fatigue : L’éducation du
patient et de son entourage ; la programmation d’exercices
physiques adaptés à la situation et l’age
; celle d’activités de jeux, de distractions
pour aider la personne à se concentrer, à mémoriser, à raisonner
; enfin, améliorer la nutrition, l’hydratation,
le sommeil.
La fatigue est génératrice ou signe d’une
perte d’énergie vitale, d’une diminution
de l’autonomie individuelle, du rôle au sein
de la famille et des proches. La prendre en compte pour l’atténuer
ou la supprimer, c’est restaurer le goût de vivre
et le désir de se battre contre cette maladie.
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