Soins palliatifs

Il existe plusieurs définitions ou conceptions du terme « palliatifs », associées à certaines catégories de soins.
Au plan étymologique, l’adjectif existait dés 1314 et Montesquieu dans l’Esprit des Lois précisait « qui atténue les symptômes d’une maladie sans agir sur sa cause ».
L’OMS (Organisation mondiale de la santé) les définissait en 1990 comme « soins actifs, complets, donnés aux malades, dont l’affection ne répond plus au traitement curatif ».
L’Ordre national des médecins dans un document de 1996 les considérait comme « soins et accompagnement qui doivent être mis en œuvre toutes les fois qu’une atteinte pathologique menace l’existence, que la mort survienne ou puisse être évitée ».
La SFAP (Société française des soins palliatifs) les qualifiait de « soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave évolutive ou terminale ».
Le législateur français dans une loi (N°99-477 du 9 juin 1999) intitulée « Droits de la personne malade » rédigeait dans l’article 1A : « toute personne malade, dont l’état le requiert, a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement » et en donnait la définition : « soins actifs et continus, pratiqués par une équipe interdisciplinaire, en établissement ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage ».

De cette diversité de définitions, on peut, dans la pratique, conclure que les soins palliatifs ont pour but la mise en place de moyens, (humains, médicamenteux, techniques) pour soulager la souffrance physique, psychologique, sociale et spirituelle des personnes atteintes d’une maladie grave, mais pas spécialement d’une affection cancéreuse.
La diversité des moyens à employer pour y parvenir implique une participation pluri-dicisplinaire, qui dépasse le seul corps médical.
La notion de fin de vie est accessoire et leur mise en œuvre n’a nullement la signification d’un pronostic mortel à brève échéance.

Les structures de soins palliatifs
Pendant les dix dernières années, un réel effort (parfois jugé insuffisant selon les régions) a été entrepris.

  • EMSP (Equipes mobiles de soins palliatifs). Intervenant au sein d’établissements de soins (publics ou privés). Elles ont pour rôle de coordonner l’ensemble des partenaires, de servir de conseil, de formation, de soutien. Elles peuvent également intervenir à domicile.

  • USP (Unités de soins palliatifs). Elles sont entièrement consacrées à la pratique des soins palliatifs et à l’accompagnement. Elles ont aussi des missions de formation et de recherche.

  • LISP (Lits Identifiés soins palliatifs). Ces lits ne sont pas une structure spécifique, mais disséminés dans des services de médecine ou chirurgie, de courts séjours ou soins de suite, ou de soins de longue durée. Ils se trouvent essentiellement, là où l’activité les rend souhaitables.

  • Réseaux de soins palliatifs. Ils ont un rôle de coordination des ressources existantes, quelles soient sanitaires ou sociales, afin d’identifier les besoins des patients et des proches, et d’apporter un soutien aux équipes soignantes. Elles assurent le lien entre la médecine de ville, les USP, les UMSP et l’ensemble des acteurs du secteur médico-social.


  • Acteurs et participants
    C’est l’ensemble des professionnels de santé confrontés aux besoins des patients et de leurs proches : médecins, infirmières(iers), psychologues, assistantes sociales, kinésithérapeutes, nutritionnistes, etc. Car il s’agit bien d’une prise en charge globale, donc pluridisciplinaire. Les associations de bénévoles ont également un rôle important, en apportant soutien et accompagnement, d’autant plus appréciés qu’ils ont l’expérience de situations vécues personnellement ou par leurs proches.

    Pour conclure, on peut ainsi fixer le rôle des soins palliatifs en les décrivant comme ceux qui permettent d’assurer une certaine qualité de vie, quelle que soit la maladie, quels que soient souffrances ou handicaps relatifs à l’affection ou provoqués par les traitements. Ils sont prodigués avec l’accord de la personne malade et ne doivent, en aucun cas, être assimilés à un acharnement thérapeutique abusif.

    Pour en savoir plus :
    - Loi N° 99-477 du 9 juin 1999, visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs.
    - Loi N° 2002-303 du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.
    - Loi N° 2005-370 du 22 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie.
    - Site Internet de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) : http://www.sfap.org

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    Dernière mise à jour : 21 juillet 2009
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