Si dans le vocabulaire populaire, on évoque parfois "les familles à cancer" ou incriminer aussi des "maisons à cancer", c'est reconnaitre les deux facteurs prédisposants au cancer : l'hérédité et l'environnement.
Leucémie Lymphoïde Chronique et hérédité
On peut s’interroger sur un risque héréditaire
ou familial.
Les formes familiales de la leucémie lymphoïde
chronique représentent 5% des patients et
n’implique pas nécessairement une gravité particulière
de la maladie.
Une cause environnementale est peu probable.
Il existe en effet une incidence différente
entre les Blancs (4,14 cas sur 100 000), les Noirs
(3,03) et les Hispaniques (1,94), les Américains (1,44)
et les Asiatiques. Cette incidence persiste chez
les Asiatiques nés aux Etats-Unis, rendant
l’hypothèse environnementale peu crédible.
Une cause physique ou chimique est peu probable.
Les nombreuses études épidémiologiques qui ont été réalisés à propos des risques chimiques (notamment les pesticides), des risques physiques (radiations ionisantes et champs électro-magnétiques) n'ont pas montré de causalité même si, parfois, une corrélation semblait possible.
En revanche, l’existence de formes familiales
est en faveur d’une hypothèse génétique.
L’étude du registre nordique, collectant
des formes familiales de LLC sur deux générations,
conclut à un risque relatif de 7,5 de développer
une LLC pour les apparentés au 1er degré.
Des études comportant un plus grand nombre
de familles et, si possible, un grand nombre d’individus
ayant une LLC au sein de la même famille, sont
donc encore nécessaires.
Il est probable que plusieurs gènes soient
impliqués.
On peut donc être rassurant vis à vis
des membres de la famille d’un patient atteint
de LLC car même si le risque est augmenté dans
les formes familiales, cette maladie reste rare.
Maladie de Waldenström et hérédité
Le nombre restreint de personnes atteintes de maladie de Waldenström n'a pas permis, jusqu'a présent, d'entreprendre des études de cohorte pour étudier l'hypothèse.
Critères d'Amsterdam
Il faut savoir raison garder car l'existence ou la connaissance d'un cancer dans la famille n'implique nullement un facteur génétique ou héréditaire obligatoire.
Ainsi, les critères d'Amsterdam mentionnent que les recherches génétiques chez une personne ne sont indiquées que s'il existe trois antécédents de cancers dans la famille (avec au moins un parent au premier degré) soit deux générations successives atteintes et un cas survenu tôt (moins de 60 ans).