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CONSEILS
Pour la personne concernée, l’annonce de la
maladie est celle d’un moment très pénible
.
Voilà le mot vient d’être prononcé…
Ce mot, le diagnostic de cette maladie, porte une signification
défavorable. Il évoque dans l’immédiat
souffrance, actes médicaux pénibles et longtemps
poursuivis, handicaps lourds et difficiles à supporter
et même à plus long terme, éventualité d’une échéance
fatale.
On ne pourra jamais supprimer l’angoisse provoquée
par le diagnostic, tant il a pour conséquences les
perturbations du rythme de la vie jusque là vécue
: d’abord dans la vie familiale, par suite des difficultés
dans l’activité professionnelle, de la diminution
des revenus, de la modification de la conduite relationnelle
avec les amis, voisins ou collègues de travail, des
soucis permanents résultant de la multiplicité des
traitements, de leur complexité, de leur application,
de l’incompréhension voire indifférence
(surtout apparente) de la part de certains professionnels
de santé, etc….
Notre objectif est, non d’exposer ou d’énumérer
les ennuis ou contraintes que vont subir ou subissent les
patients, mais bien en les connaissant mieux d’atténuer
la crainte suscitée par ce qui est inconnu, d’exposer
les soins, les aides, les moyens afin d’en mieux supporter
les aspects négatifs : ceux liés à la
maladie elle-même ou résultant des traitements
conseillés et suivis.
Et puis d’en parler, d’échanger avec ceux
qui, eux aussi, cherchent et espèrent.
Le premier conseil après l’annonce du diagnostic,
est de se battre. Se battre pour supporter les vicissitudes
entraînées par la maladie, qu’elles soient
physiques (fatigue, impotence physique, parfois douleurs)
et/ou qu’elles soient psychiques (isolement relatif, évolution
ou événements imprévus, abandon du rythme
de la vie antérieure ou de certaines habitudes, etc..).
Il faut se battre d’abord avec les professionnels de
santé. Non pas contre eux, mais avec eux (médecins,
infirmiers, personnel médico-social). La caractéristique
du bon médecin, celui qui vous prend en charge , est
celle qui allie la compétence professionnelle (son
bagage de connaissances et son expérience) avec l’écoute,
la compréhension, le dialogue et la disponibilité.
C’est celui ou celle qui sait en termes simples, commenter
et expliquer la nécessité des actes diagnostiques
permettant d’aboutir au diagnostic exact et précis
de la maladie, c'est-à-dire du bilan de l’état
de santé ; celui ou celle qui sait présenter
et justifier la proposition thérapeutique, c'est-à-dire
la nature des traitements, leurs avantages, leurs modalités
d’application pour le but à atteindre, c'est-à-dire
la guérison.
Si chaque personne a le droit de récuser les propositions
d’un « programme personnalisé de soins »,
il est indispensable que ses choix et la décision
finale soient celles d’un consentement éclairé.
Le recours à un deuxième avis, celui d’un
médecin spécialiste ou d’une équipe
médicale experte pour le type d’affection en
cause peut être souhaité.
Mais, c’est bien le choix du « meilleur traitement »,
celui dont l’efficacité et le résultat
final, paraissent le plus judicieux, mais non celui qui semble
le moins contraignant, car on prend le risque qu’il
se révèle ultérieurement avoir été insuffisant.
Si le traitement proposé semble trop lourd ou difficilement
supportable, certaines personnes de votre entourage vous
conseilleront peut-être d’essayer d’autres
formes de traitements. On désigne ceux-ci sous les
différentes appellations de « médecines
parallèles », de « médecines douces »,
ou encore de « médecines alternatives ».
Cette dernière dénomination est la plus contestable
: il ne s’agit en aucun cas d’une alternative,
c'est-à-dire du choix d’un autre traitement,
car ils ne peuvent guérir la leucémie lymphoïde
chronique ou la maladie de Waldenström.
Sont pratiquées en France, plus de cent variétés
de médecines parallèles. A l’exception
de l’homéopathie et de l’acupuncture remboursées
par la Sécurité sociale, les autres moyens
ou traitements ne le sont pas.
Parmi les plus utilisées en France, on citera la phytothérapie
et l’aromathérapie, l’ostéopathie
et la chiropraxie, l’auriculothérapie et la
sophrologie, etc.
Aucune de ces formes n’a reçu de validation
scientifique. Elles ne peuvent donc se substituer ou constituer
une alternative aux traitements oncologiques à visée
curative. Elles peuvent néanmoins atténuer
ou calmer certains symptômes comme la douleur, l’anxiété liée
au stress, les maux de tête, les insomnies, etc… Le
rôle des magnétiseurs ou des guérisseurs
est d’agir dans le même sens. Restent les prières
et les pèlerinages, dont l’efficacité est
fonction des croyances religieuses de chacun.
On déconseillera radicalement la consultation des
charlatans divers, dont la motivation est basée tantôt
sur le profit pécuniaire, tantôt sur un messianisme
délirant.
Le second conseil est de toujours espérer. Le point
de départ du traitement de la maladie consiste d’abord
dans un bon diagnostic : Diagnostic exact et précis
de la localisation, du type, de la forme, de son extension.
La discussion avec spécialistes ou experts de la maladie
va conduire à établir un protocole personnalisé de
soins adapté à la situation médicale.
Il est établi sur ce qui est considéré comme
l’état des connaissances médicales (diagnostiques
et thérapeutiques) au moment où il a été rédigé.
La multiplicité actuelle des découvertes de
la recherche sur la leucémie lymphoïde chronique
ou la maladie de Waldenström (les formes diverses de
ses manifestations ou expressions, des variétés
de traitements ou d’associations thérapeutiques)
ont bouleversé les pronostics de jadis, apportant
ainsi à ceux qui en sont atteints l’espoir constamment
renouvelé d’une véritable guérison
de leur maladie.
Le troisième
conseil est de ne pas s’enfermer
dans sa maladie. Et cela à un double titre.
D’abord, parce que les avancées thérapeutiques
dues à l’approche scientifique de la maladie
font prendre conscience que le corps malade n’est pas
un corps-objet. C’est un corps pensant, c’est
un être de paroles, plongé dans une culture
qu’il exprime selon ses modes.
Ensuite parce que la personne malade n’est pas seule,
n’est pas la seule à affronter cette maladie
et mesurer sa vulnérabilité. Il peut en témoigner
et faire reconnaître, pour les autres, l’humanité et
la singularité de la personne souffrante.
C’est la raison d’être de notre association.
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