Compte rendu de la réunion du 28 mai 2011 à Rouen :


C’est devant prés de 200 participants que le Dr Stéphane LEPRETRE et le Dr Leïla KAMMOUN, hématologues au Centre Henri Becquerel à Rouen, se sont prêtés aux questions de l’assistance qui s’exprimait de façon très libre et réactive.

Ils rappellent tout d’abord que les cellules hématopoïétiques immatures sont formées dans la moelle osseuse puis migrent hors de celle-ci et se différencient en différentes lignées (globules rouges, lymphocytes, monocytes, polynucléaires, plaquettes, etc…) qui vont coloniser les ganglions, la rate, le sang et les divers organes.
Il existe normalement une régulation qui fait que le nombre de cellules qui meurent est identique à celui des cellules nouvellement formées dans la moelle qui vont venir les remplacer.

La leucémie lymphoïde chronique (LLC) et la maladie de Waldenström (MW) sont des maladies affectant les lymphocytes B, cellules en charge de la production d’immunoglobulines (Ig anticorps), production qui est une composante de l’immunité humorale contre des agressions telles que bactéries et virus. Après reconnaissance par un lymphocyte B mature d’une substance étrangère (antigène), ce lymphocyte subit des étapes de multiplication et de différenciation pour donner finalement un plasmocyte, cellule capable de secréter de grandes quantités d’Ig anticorps.
Dans ces pathologies il existe un déficit de la mort cellulaire programmée (apoptose) des lymphocytes B, au niveau des cellules matures (LLC) ou des plasmocytes secrétant une classe spécifique d’immunoglobuline, les IgM (MW).
Ceci entraîne une accumulation anormale de ces cellules à l’origine des désordres observés dans ces maladies.

 Au fil des réponses les patients atteints de leucémie lymphoïde chronique ou de maladie de Waldenström, ainsi que leurs proches, ont pu ainsi mieux comprendre la manière dont évoluent ces pathologies ainsi que les axes  de recherches biologiques et cliniques concernant ces pathologies avec leurs applications thérapeutiques éventuelles.

Pour conclure, Michel Goudard, vice-président de SILLC,  explique l’importance d’une association de patients, interface de soutien et d’assistance, qui permet la diffusion de la connaissance non seulement des aspects médicaux et scientifiques de ces pathologies  mais aussi celles concernant la vie pratique et le parcours de soins.
Il remercie les intervenants ainsi que le laboratoire Roche qui fût d’une grande aide logistique.

 L’assistance, très intéressée, souhaite un nouveau rendez-vous….

Loading the player ...


Loading the player ...

>> Retour au sommaire
Dernière mise à jour : 26 mai 2009
Contact | Mentions lÉgales | CHARTE | plan
Ce site a été élaboré en partenariat avec :
SILLC © 2008 | Tous droits réservés