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Echos de deux congrès européens.
posté par christian,
le 27/11/2008 18:20:29
A Lugano et à Copenhague....
Le premier a Lugano « 10th International Conference on Malignant Lymphoma », qui a lieu tous les 3 ans consacré essentiellement aux lymphomes mais dans lequel des sessions abordent la leucémie lymphoide chronique .
Le deuxième à Copenhague, « European Heamtology Association », qui a lieu tous les ans, consacré à toute l’hématologie.
Dans ces deux congrès, il n’y a pas eu de grandes nouveautés exposées sur les médicaments. Ont essentiellement été abordés les domaines de recherche développés sur la LLC ;
Par exemple deux thèmes de recherche nouveaux se développent actuellement
La recherche sur le rôle des « microARN » qui sont de petites molécules qui perturbent le fonctionnement normal de la cellule en empêchant l’information contenu dans le noyau d’être correctement interprétée par la cellule. La leucémie lymphoïde chronique est la première maladie dans laquelle ces molécules ont été découvertes. Ces microARN ont des implications multiples : dans le développement plus ou moins rapide de la LLC. De premières expériences chez la souris montrent qu’ils pourraient être utilisés en thérapeutique, pour faire mourir les cellules malignes en préservant les cellules saines.
La recherche sur les mécanismes de résistance à la chimiothérapie dans la LLC. Dans certains cas, peu fréquents, la chimiothérapie habituelle ne permet pas de faire régresser la LLC. La perte d’un petit fragment du chromosome 17, qui est systématiquement recherché avant de débuter le traitement, peut être responsable de cette résistance. La perte du fragment entraîne dans les cellules malades la perte de l’activité d’une protéine la p53, dont l’activité est fondamentale pour que certaines chimiothérapies puissent agir. Dans d’autres cas, l’anomalie du chromosome n’est pas présente. Des techniques permettant d’étudier directement la fonction de cette protéine p53 et de mieux comprendre les mécanismes de résistance, se développent actuellement. Elles permettront de mieux identifier les patients pour lesquels le traitement habituel ne sera pas efficace et pour lesquels un traitement alternatif pourrait être utilisé d’emblée. |