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Diagnostic et Traitements

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Chap 1 - Conseils généraux

 

Pour la personne concernée, l’annonce de la maladie est celle d’un moment très pénible .

Voilà le mot vient d’être prononcé…

Ce mot, le diagnostic de cette maladie, porte une signification défavorable. Il évoque dans l’immédiat souffrance, actes médicaux pénibles et longtemps poursuivis, handicaps lourds et difficiles à supporter et même à plus long terme, éventualité d’une échéance fatale.

On ne pourra jamais supprimer l’angoisse provoquée par le diagnostic, tant il a pour conséquences les perturbations du rythme de la vie jusque là vécue : d’abord dans la vie familiale à cause des difficultés dans l’activité professionnelle, de la diminution des revenus, de la modification de la conduite relationnelle avec les amis, voisins ou collègues de travail, des soucis permanents résultant de la multiplicité des traitements, de leur complexité, de leur application, de l’incompréhension voire indifférence (surtout apparente) de la part de certains professionnels de santé etc….

Notre objectif est non d’exposer ou d’énumérer les ennuis ou contraintes que vont subir ou subissent les patients, mais bien en les connaissant mieux d’atténuer la crainte suscitée par ce qui est inconnu, d’exposer les soins, les aides, les moyens afin d’en mieux supporter les aspects négatifs : ceux liés à la maladie elle-même ou résultant des traitements conseillés et suivis.

Et puis il faut en parler, échanger sur le Forum avec ceux qui, eux aussi, cherchent et espèrent.

 

 

1.1-Premier conseil : Avoir la volonté de se battre

 

 

Le premier conseil après l’annonce du diagnostic, est de se battre. Se battre pour supporter les vicissitudes entraînées par la maladie, qu’elles soient physiques (fatigue, impotence physique, parfois douleurs) et/ou qu’elles soient psychiques (isolement relatif, évolution ou événements imprévus, abandon du rythme de la vie antérieure ou de certaines habitudes, etc..).

 

 

La relation avec les médecins

 

 

Il faut se battre d’abord avec les professionnels de santé (médecins, infirmiers, personnel médico-social). Ce ne sera pas contre eux, mais avec eux contre la maladie.

La caractéristique du bon médecin, celui qui vous prend en charge , est celle qui allie la compétence professionnelle (son bagage de connaissances et son expérience) avec l’écoute, la compréhension, le dialogue et la disponibilité. C’est celui ou celle qui sait en termes simples, commenter et expliquer la nécessité des actes diagnostiques permettant d’aboutir au diagnostic exact et précis de la maladie, c'est-à-dire du bilan de l’état de santé ; celui ou celle qui sait présenter et justifier la proposition thérapeutique, c'est-à-dire la nature des traitements, leurs avantages, leurs modalités d’application pour le but à atteindre, c'est-à-dire la guérison.
 

 

Le traitement


Si chaque personne a le droit de récuser les propositions d’un « programme personnalisé de soins », il est indispensable que ses choix et la décision finale soient celles d’un consentement éclairé.

Le recours à un deuxième avis, celui d’un médecin spécialiste ou d’une équipe médicale experte pour le type d’affection en cause peut être souhaité.

Mais, c’est bien le choix du « meilleur traitement », celui dont l’efficacité et le résultat final, paraissent le plus judicieux, mais non celui qui semble le moins contraignant, car on prend le risque qu’il se révèle ultérieurement avoir été insuffisant.
 

Des traitements complémentaires ?


Si le traitement proposé semble trop lourd ou difficilement supportable, certaines personnes de votre entourage vous conseilleront peut-être d’essayer d’autres formes de traitements. On désigne ceux-ci sous les différentes appellations de « médecines parallèles », de « médecines douces », ou encore de « médecines alternatives ». Cette dernière dénomination est la plus contestable : il ne s’agit en aucun cas d’une alternative, c'est-à-dire du choix d’un autre traitement, car ils ne peuvent guérir la leucémie lymphoïde chronique ou la maladie de Waldenström.

Sont pratiquées en France, plus de cent variétés de médecines parallèles. A l’exception de l’homéopathie et de l’acupuncture remboursées par la Sécurité sociale, les autres moyens ou traitements ne le sont pas. Parmi les plus utilisées en France, on citera la phytothérapie et l’aromathérapie, l’ostéopathie et la chiropraxie, l’auriculothérapie et la sophrologie, etc...

Aucune de ces formes n’a reçu de validation scientifique. Elles ne peuvent donc se substituer ou constituer une alternative aux traitements oncologiques à visée curative. Elles peuvent néanmoins atténuer ou calmer certains symptômes comme la douleur, l’anxiété liée au stress, les maux de tête, les insomnies, etc… Il est préférable du recours à ces médecines complémentaires avec le médecin en charge du traitement. Restent les prières et les pèlerinages, dont l’efficacité est fonction des croyances religieuses de chacun.

On déconseillera radicalement la consultation des charlatans divers, dont la motivation est basée tantôt sur le profit pécuniaire, tantôt sur un messianisme délirant.
 

1.2-Second conseil : Avoir confiance dans les traitements actuels et futurs


Le second conseil est de toujours garder confiance. Le point de départ du traitement de la maladie consiste d’abord dans un bon diagnostic : Diagnostic exact et précis du type, de la forme, de son stade de développement. La discussion avec spécialistes ou experts de la maladie va conduire à établir un protocole personnalisé de soins adapté à la situation médicale.

Il est établi sur ce qui est considéré comme l’état des connaissances médicales (diagnostiques et thérapeutiques) au moment où il a été rédigé.
La multiplicité actuelle des découvertes de la recherche sur la leucémie lymphoïde chronique ou la maladie de Waldenström (les formes diverses de ses manifestations ou expressions, des variétés de traitements ou d’associations thérapeutiques) ont bouleversé les pronostics de jadis, apportant ainsi à ceux qui en sont atteints l’espoir constamment renouvelé d’une véritable guérison de leur maladie.
 

1.3-Troisième conseil : Ne pas s’enfermer dans sa maladie


Cela est vrai à un double titre.

D’abord, parce que les avancées thérapeutiques dues à l’approche scientifique de la maladie font prendre conscience que le corps malade n’est pas un corps-objet. C’est un corps pensant, c’est un être de paroles, plongé dans une culture qu’il exprime selon ses modes.

Ensuite parce que la personne malade n’est pas seule, n’est pas la seule à affronter cette maladie et mesurer sa vulnérabilité. Il peut en témoigner et faire reconnaître, pour les autres, l’humanité et la singularité de la personne souffrante.

C’est la raison d’être de notre association.

Chap 2 - Phases du diagnostic et du traitement

 


Il y a moins de trente années, le diagnostic d’une leucémie lymphoïde chronique ou d’une maladie de Waldenström avait la signification pronostique d‘une maladie à évolution inexorable vers la mort.

La ou les chimiothérapies étaient alors peu efficaces et souvent mal tolérées.

La rapidité dans le diagnostic lié aux progrès des explorations, par leur précision, leur efficacité, leur disponibilité a permis de raccourcir le délai entre l’apparition des premiers symptômes et la mise en route des traitements.

Dans bien des cas, l’évolution de la maladie sera enrayée et elle évoluera vers la guérison ou prendra l’allure d’une affection quasi chronique.
 

 

 

2.1-Phases d’évolution de la maladie

 

Première phase : Phase de suspicion ou de présomption.


C’est ce qui amène une personne à consulter un médecin :
Tantôt, ce sont des symptômes ressentis par le malade : apparition d’une tuméfaction anormale, sudations nocturnes, fatigue anormale, saignements divers, anémie, etc. Les symptômes sont d’une grande diversité, selon les formes de la maladie.

Parfois, ce sont les signes cliniques constatés par un médecin lors de l’examen pratiqué pour des motifs les plus divers : médecin traitant consulté pour une affection d’allure banale, médecin du travail, médecin scolaire, demande de certificat médical, etc.

Enfin, ce peut être à la suite d’un dépistage, soit collectif ou d'une population déterminée, soit d’un dépistage individuel (Examen pré-opératoire par exemple).
 

Deuxième phase : Phase diagnostique


Celle-ci correspond à la réalisation d’examens divers, permettant d’affirmer que les symptômes ou signes sont bien en rapport avec une leucémie lymphoïde chronique ou une maladie de Waldenström. Il s'agit essentiellement d'examens biologiques, d'examens d’Imagerie médicale (Radiographie, Echographie, Scanner), etc.

Parfois il est nécessaire d’effectuer le prélèvement d’un fragment de la tuméfaction (biopsie) pour analyse au laboratoire de cyto-pathologie afin d’affirmer le diagnostic et d’en préciser les caractères, utiles pour orienter le ou les traitements.
 

Troisième phase : Phase de bilan


Celle-ci consiste à rechercher l’extension de la maladie (localement et à distance), à s’assurer de l’absence ou l’existence d’autres affections ou handicaps chez la personne, afin de déterminer la tolérance aux traitements qui pourront être conseillés.
 

Quatrième phase : Phase de décision thérapeutique


Celle-ci sera celle du ou des traitements spécifiques les mieux adaptés à la personne selon son l’âge, l’existence ou non d’affections associées ou des particularités de la maladie.
Par la suite, l’évolution, la tolérance aux traitements, la survenue éventuelle de complications, détermineront une adaptation ou une modification des thérapeutiques initialement proposées.
Cette phase des traitements oncologiques à visée curative peut aboutir à une sédation des symptômes ou leur totale disparition. Sa durée dépend du ou des protocoles utilisés.
 

Cinquième phase : Phase de rémission


Dans les cas d’évolution favorable, la phase suivante est la phase de rémission. C’est la période durant laquelle des traitements d’entretien, pourront ou devront être suivis. Des bilans à intervalles variables seront pratiqués pour s’assurer du caractère toujours favorable de l’évolution.

Lorsque l’évolution ne suit pas le cours favorable escompté ou espéré, elle conduit à la « Phase de soins palliatifs ». Celle-ci comporte des traitements adaptés à cette situation nouvelle, destinés à limiter les conséquences ou complications survenues et à soulager le patient.
 

2.2-L'annonce


Les patients sont nombreux à souhaiter que les conditions dans lesquelles ils avaient été informé du diagnostic, soient plus satisfaisantes. Il faut convenir que la révélation de sa maladie constitue un choc.

Déjà Senèque écrivait à son amis Lucilius : « Dans toute maladie, il y a trois graves ennuis : la crainte de la mort, la souffrance physique, la suppression des plaisirs ».

Même si les progrès concernant le diagnostic de la maladie et l’efficacité des traitements en ont amélioré le pronostic, on ne peut nier l’inquiétude suscitée. Et l’information donnée, même quand elle est entendue et comprise, parait presque toujours insuffisante ou incomplète.

Pour répondre à cette attente, le Plan Cancer recommande aux professionnels de santé une annonce en deux temps : celui de la révélation du diagnostic et celui du ou des traitements.
 

L’annonce du diagnostic


Cette annonce est généralement mal perçue.

Aussi ce premier temps devrait apporter des explications sur la maladie et son degré de gravité, le pronostic envisageable, la mise en route du traitement et toute autre interrogation suscité par ces explications. Ceci peut s’accompagner par la remise de documents d’information.
 

L’annonce du traitement


Ce deuxième temps est, à l’inverse, le moment de l’espoir.

En ayant une connaissance plus précise sur les thérapeutiques, leurs séquences, les modalités d’application, les lieux de réalisation, les bénéfices attendus, les effets secondaires, le patient sera plus capable de comprendre et de se battre lucidement.

Le rôle des proches, la participation à des groupes de parole et/ou à une association de malade peuvent rendre la force et la volonté de persévérer dans l’application d’un traitement décidé et accepté comme étant « le meilleur », même s’il n’est pas initialement bien supporté.

Chap 3 - Soutien psychologique médicalisé

 

L’anxiété ou des signes de dépression peuvent venir altérer la qualité de vie dans la plupart des problèmes de santé (accident, maladie, handicap, etc.)

 

 

Ces troubles sont variables d’une personne à l’autre.

 

L’équipe médicale est là pour soutenir le patient et ses proches, mais lorsque les difficultés liées à la maladie et aux traitements sont trop lourdes ou trop complexes, un psychologue ou un psychiatre spécialisés peuvent prendre le relais. Un spécialiste, neutre et bienveillant, saura écouter sans juger vos émotions.

 

3.1-Que peut apporter un soutien psychologique ?

 

Un soutien psychologique aide à accepter la maladie et ses traitements, à exprimer ses sentiments, à communiquer avec ses proches et les soignants.

 

Différents thèmes sont généralement abordés au cours des entretiens : la maladie, les traitements, les séquelles possibles, les relations avec les proches, l’avenir, les difficultés de réinsertion socioprofessionnelle (travail, mode de vie…)

 

Ces entretiens peuvent être programmés dans un bureau de consultation ou dans la chambre du patient.

 

Si le patient le souhaite, les entretiens peuvent se poursuivre après la fin des traitements dans le cadre d’une psychothérapie. Les consultations peuvent se dérouler en dehors de l’hôpital (centres médico-psychologiques, cabinets privés).

 

3.2-Où peut-on bénéficier d’un soutien psychologique ?

 

L’Assurance Maladie finance les consultations chez des psychiatres libéraux et dans les Centres Médico-Psychologiques (CMP) proches du domicile du patient. Des associations de psychologues ou de réseaux de soins à domicile peuvent aussi proposer de se déplacer chez le patient.

 

N’hésitez pas à demander conseil auprès des soignants de l’hôpital qui vous donneront les coordonnées de professionnels avec lesquels ils travaillent déjà.

 

3.3-Quelle est la différence entre un psychiatre et un psychologue ?

 

Le psychiatre est un médecin spécialisé dans les affections mentales. En cancérologie, il est amené à évaluer les conséquences psychologiques des cancers et de leurs traitements. Il a la possibilité de prescrire des médicaments.

 

Le psychologue n'est pas un médecin. Son travail consiste en entretiens d'écoute et de soutien qui permettent aux personnes d'exprimer leurs angoisses, émotions et difficultés à vivre leur cancer et ses traitements.

Chap 4 - Greffe de cellules souches hématopoïétiques

 

Rubrique réalisée en partenariat avec la Société Française de Greffe de Moelle et de Thérapie Cellulaire (SFGM-TC).

 

 

Sur la base des résultats de certains examens et d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), le médecin et l’équipe médicale peuvent vous avoir proposé une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-CSH), car celle-ci est susceptible de vous donner de meilleures chances de guérison que les autres traitements.

 

Il peut s’agir d’une greffe de moelle osseuse (cellules souches médullaires), d’une greffe de cellules souches périphériques (cellules souches sanguines) ou encore d’une greffe de sang placentaire (appelé aussi sang de cordon). Toutes sont regroupées sous le nom de greffe de cellules souches hématopoïétiques, grâce à un donneur dont il faut souligner qu’aucune caractéristique physique n’est transmise par la greffe. Il y aura simplement un changement de groupe sanguin uniquement en cas de différence de groupe entre donneur et receveur.

 

Les explications fournies dans les videos ci-dessous vous permettront de mieux comprendre ce qu’est la greffe et ses effets tant pour le receveur que pour le donneur, car votre accord formel à cette proposition thérapeutique est indispensable.

 

En effet, il faut savoir que la greffe n’est pas un acte anodin : elle peut avoir des complications qui entraînent le décès.

 

Ceci change la perspective de la décision : avant la greffe le risque essentiel est lié à l’évolution de la maladie hématologique alors que le risque lié à la greffe est en lui-même important.

 

Cliquer sur le lien ci-dessous pour avoir accès aux vidéos :

 

Vidéos sur la greffe de cellules souches hématopoïétiques

 

Chap 5 - Soins palliatifs

 

Il existe plusieurs définitions ou conceptions du terme « palliatifs », associées à certaines catégories de soins.

 

Au plan étymologique, l’adjectif existait dés 1314 et Montesquieu dans l’Esprit des Lois précisait « qui atténue les symptômes d’une maladie sans agir sur sa cause ».

 

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) les définissait en 1990 comme « soins actifs, complets, donnés aux malades, dont l’affection ne répond plus au traitement curatif ».

 

L’Ordre national des médecins dans un document de 1996 les considérait comme « soins et accompagnement qui doivent être mis en œuvre toutes les fois qu’une atteinte pathologique menace l’existence, que la mort survienne ou puisse être évitée ».

 

La SFAP (Société française des soins palliatifs) les qualifiait de « soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave évolutive ou terminale ».

 

Le législateur français dans une loi (N°99-477 du 9 juin 1999) intitulée « Droits de la personne malade » rédigeait dans l’article 1A : « toute personne malade, dont l’état le requiert, a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement » et en donnait la définition : « soins actifs et continus, pratiqués par une équipe interdisciplinaire, en établissement ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage ».

 

De cette diversité de définitions, on peut, dans la pratique, conclure que les soins palliatifs ont pour but la mise en place de moyens, (humains, médicamenteux, techniques) pour soulager la souffrance physique, psychologique, sociale et spirituelle des personnes atteintes d’une maladie grave, mais pas spécialement d’une affection cancéreuse.

 

La diversité des moyens à employer pour y parvenir implique une participation pluri-dicisplinaire, qui dépasse le seul corps médical.

 

La notion de fin de vie est accessoire et leur mise en œuvre n’a nullement la signification d’un pronostic mortel à brève échéance.

 

5.1-Les structures de soins palliatifs

 

Pendant les dix dernières années, un réel effort (parfois jugé insuffisant selon les régions) a été entrepris.

  • EMSP (Equipes mobiles de soins palliatifs). Intervenant au sein d’établissements de soins (publics ou privés). Elles ont pour rôle de coordonner l’ensemble des partenaires, de servir de conseil, de formation, de soutien. Elles peuvent également intervenir à domicile.

  • USP (Unités de soins palliatifs). Elles sont entièrement consacrées à la pratique des soins palliatifs et à l’accompagnement. Elles ont aussi des missions de formation et de recherche.

  • LISP (Lits Identifiés soins palliatifs). Ces lits ne sont pas une structure spécifique, mais disséminés dans des services de médecine ou chirurgie, de courts séjours ou soins de suite, ou de soins de longue durée. Ils se trouvent essentiellement, là où l’activité les rend souhaitables.

  • Réseaux de soins palliatifs. Ils ont un rôle de coordination des ressources existantes, quelles soient sanitaires ou sociales, afin d’identifier les besoins des patients et des proches, et d’apporter un soutien aux équipes soignantes. Elles assurent le lien entre la médecine de ville, les USP, les UMSP et l’ensemble des acteurs du secteur médico-social.

5.2-Acteurs et participants

 

C’est l’ensemble des professionnels de santé confrontés aux besoins des patients et de leurs proches : médecins, infirmières(iers), psychologues, assistantes sociales, kinésithérapeutes, nutritionnistes, etc. Car il s’agit bien d’une prise en charge globale, donc pluridisciplinaire. Les associations de bénévoles ont également un rôle important, en apportant soutien et accompagnement, d’autant plus appréciés qu’ils ont l’expérience de situations vécues personnellement ou par leurs proches.

 

Pour conclure, on peut ainsi fixer le rôle des soins palliatifs en les décrivant comme ceux qui permettent d’assurer une certaine qualité de vie, quelle que soit la maladie, quels que soient souffrances ou handicaps relatifs à l’affection ou provoqués par les traitements. Ils sont prodigués avec l’accord de la personne malade et ne doivent, en aucun cas, être assimilés à un acharnement thérapeutique abusif.

 

5.3-Pour en savoir plus :

  • Loi N° 99-477 du 9 juin 1999, visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs.

  • Loi N° 2002-303 du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.

  • Loi N° 2005-370 du 22 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie.

  • Site Internet de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) : http://www.sfap.org

Chap 6 - Médecines alternatives

 

Parmi les médecines alternatives, seules l’acupuncture et l’homéopathie sont reconnues par l’Ordre national des médecins, à condition qu’elles soient exercées par des médecins et remboursées par la Sécurité Sociale.

 

Cependant, il existe d’autres disciplines. Par exemple : la médecine chinoise, l’aromathérapie, la phytothérapie, l’ostéopathie, la chiropraxie ou encore la gélothérapie (thérapie par le rire)…

 

6.1-Quelle médecine choisir ?

 

L’homéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie et l’hypnose sont réputées efficaces contre le stress, en complément d’une bonne hygiène de vie. Il n’y a pas de traitement standard car le stress peut avoir des causes diverses selon la personne.

 

Contre le mal de tête, l’hypnose est utilisée dans certaines consultations contre la douleur. D’autres personnes ont plutôt recours à la relaxation, la sophrologie, l’acupuncture, ou encore les traitements à base de plantes (homéopathies, phytothérapie, aromathérapie)

 

En cas d’insomnies, il existe des médecines alternatives aux somnifères. La phytothérapie et l’acupuncture sont les plus souvent prescrites par les médecins généralistes.

 

6.2-Quels sont les pièges à éviter ?

 

Avant de vous engager dans un traitement alternatif, méfiez-vous des concepts pseudo médicaux, des honoraires astronomiques, et évitez de modifier radicalement vos habitudes de vie. Soyez également prudents face aux traitements « miracle » et aux cures dites secrètes. En cas de doutes, parlez-en à votre médecin traitant.

 

6.3-Pour en savoir plus :

 
  • Ostéopathies, chiropraxie

Ostéopathes médecins : www.osteos.net

Ostéopathes non médecins : www.osteopathie.org; www.chiropratique.org (0.820.888.377)

  • Acupuncture

www.acupuncture-france.com

  • Phytothérapie, aromathérapie

Association d’usagers : www.phyto2000.org

  • Sophrologie

Sophrologie Caycedienne, www.sophro.com, sophronord.org

  • Qi Gong

Fédération européenne de Qi Gong : 04.42.93.34.31. et www.federationqigong.com

Chap 7 - Hérédité et environnement

 

Si dans le vocabulaire populaire, on évoque parfois "les familles à cancer" ou incriminer aussi des "maisons à cancer", c'est reconnaitre les deux facteurs prédisposants au cancer : l'hérédité et l'environnement.

 

7.1-Leucémie Lymphoïde Chronique et hérédité

 

On peut s’interroger sur un risque héréditaire ou familial.

 

Les formes familiales de la leucémie lymphoïde chronique représentent 5% des patients et n’implique pas nécessairement une gravité particulière de la maladie.

 

Une cause environnementale est peu probable.

 

Il existe en effet une incidence différente entre les Blancs (4,14 cas sur 100 000), les Noirs (3,03) et les Hispaniques (1,94), les Américains (1,44) et les Asiatiques. Cette incidence persiste chez les Asiatiques nés aux Etats-Unis, rendant l’hypothèse environnementale peu crédible.

 

Une cause physique ou chimique est peu probable.

 

Les nombreuses études épidémiologiques qui ont été réalisés à propos des risques chimiques (notamment les pesticides), des risques physiques (radiations ionisantes et champs électro-magnétiques) n'ont pas montré de causalité même si, parfois, une corrélation semblait possible.

 

En revanche, l’existence de formes familiales est en faveur d’une hypothèse génétique.

 

L’étude du registre nordique, collectant des formes familiales de LLC sur deux générations, conclut à un risque relatif de 7,5 de développer une LLC pour les apparentés au 1er degré.

 

Des études comportant un plus grand nombre de familles et, si possible, un grand nombre d’individus ayant une LLC au sein de la même famille, sont donc encore nécessaires.

 

Il est probable que plusieurs gènes soient impliqués.

 

On peut donc être rassurant vis à vis des membres de la famille d’un patient atteint de LLC car même si le risque est augmenté dans les formes familiales, cette maladie reste rare.

 

7.2-Maladie de Waldenström et hérédité

 

Le nombre restreint de personnes atteintes de maladie de Waldenström n'a pas permis, jusqu'a présent, d'entreprendre des études de cohorte pour étudier l'hypothèse.

 

Critères d'Amsterdam

 

Il faut savoir raison garder car l'existence ou la connaissance d'un cancer dans la famille n'implique nullement un facteur génétique ou héréditaire obligatoire.

 

Ainsi, les critères d'Amsterdam mentionnent que les recherches génétiques chez une personne ne sont indiquées que s'il existe trois antécédents de cancers dans la famille (avec au moins un parent au premier degré) soit deux générations successives atteintes et un cas survenu tôt (moins de 60 ans).

Chap 8 - Etudes cliniques - Essais thérapeutiques

 

Au cours de l’évolution de la leucémie lymphoïde chronique ou de la maladie de Waldenström et du parcours de soins, des incidents imprévus ou des situations non prévisibles sont susceptibles de survenir.

 

Elles entraînent le doute sur le déroulement espéré.

 

Malades et proches s’interrogent alors sur l’efficacité des traitements en cours et poursuivis. D’autant que la presse publique, les différentes revues spécialisées, les sites Internet font mention de « découvertes » de nouvelles molécules, d’associations médicamenteuses aux effets remarquables, ou simplement à une amélioration de la tolérance aux différents traitements, jusque là mal supportés.

 

Chacun songe alors aux progrès incessants de la recherche médicale, avec l’espoir qu’une publication récente se rapportera à sa situation personnelle, celle de son parent ou ami et permettra d’améliorer la tolérance aux traitements, d’accroître leur efficacité ou fera état d’une découverte innovante bouleversant l’évolution et le pronostic.

 

Il faut savoir que la mise au point de médicaments contre le cancer et ses diverses formes suit un processus qui dure généralement plusieurs années et évolue en quatre phases successives.

 
  • Phase I : Elle est engagée après la recherche pré-clinique chez l’animal. Elle consiste à évaluer la tolérance du nouveau médicament, sa tolérance par l’organisme, de fixer les doses utiles et nécessaires pour son efficacité. Le traitement est essayé chez 10 à 40 malades volontaires.

 
  • Phase II : administrée chez 40 à 80 malades atteints de la même forme de maladie, l’évaluation observe et mesure l’efficacité du traitement.

 
  • Phase III : Elle porte sur des essais comparatifs pour contrôler l’efficacité de ce nouveau traitement par rapport aux traitements standards ou de référence. Deux groupes de malades homogènes et comparables (age, sexe, type et caractères de la maladie, etc….) sont constitués. L’un des groupes reçoit le traitement classique, l’autre le traitement en cours d’évaluation. L’inclusion dans l’un ou l’autre groupe de malades est faite par tirage au sort et non par le choix d’un médecin ou d’un autre professionnel de santé. Ces essais thérapeutiques portent sur plusieurs centaines de malades et peuvent durer d’une année à cinq ans. Le but est de prouver le rôle et l’efficacité du nouveau traitement et de constituer un dossier d’enregistrement destiné aux Autorités de santé en vue de la Mise sur le Marché (AMM).

 
  • Phase IV : après commercialisation. Toute prescription ou utilisation qui paraîtrait entraîner des effets inattendus ou anormaux doit faire l’objet d’une déclaration à l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé).

 

La différence entre essai clinique et essai thérapeutique consiste pour le premier à promouvoir l’utilisation de nouvelles techniques de surveillance médicale, d’aide au diagnostic, de moyens d’administration de médicaments, etc.

 

Les essais thérapeutiques, pour leur part, ont pour but de mettre au point de nouvelles associations médicamenteuses (doses, ordre de succession des administrations, modes d’emploi, etc.) ou bien d’utiliser de nouvelles molécules dont les utilisations au laboratoire ou chez l’animal (souris, rat, mammifères) ont montré le rôle ou la capacité à limiter ou arrêter la croissance cellulaire d’un type déterminé de cancer.

 

La participation d’une personne à un essai thérapeutique comporte des garanties pour la sécurité du malade. La recherche biomédicale a été encadrée par la Loi dite Huriet-Serusclat de 1988, modifiée par la loi de santé publique N°2004-806 du 9 août 2004, introduite dans le code de santé publique (Articles L 1122-1 et 2).

 

L’essai clinique est dirigé par un médecin dénommé investigateur. Il est le responsable d’une équipe clinique qui comprend plusieurs personnes (infirmier (ère), attaché(e) de la recherche clinique (ARC), psychologue en cas de besoin.

 

A noter que le médecin traitant est mis au courant des modalités du but d’essai clinique et qu’il est informé des résultats de l’essai chez son malade.

 

Deux documents obligatoires doivent être communiqués (et éventuellement signés) par le patient : la notice d’information et le formulaire de consentement éclairé.

 

Toute personne est libre d’accepter ou de quitter à tout moment l’essai clinique. Tout mineur a le droit (malgré l’accord de ses parents) de refuser d’y participer.

 

Deux organismes de contrôle sont chargés de donner leur accord sur le protocole de l’essai : le Comité de Protection des Personnes (CPP) et l’Agence Française de la Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS).

 

Pour en savoir plus : Notre association a collaboré avec le laboratoire Mundipharma pour éditer une brochure très complète qui a pour titre "Essais cliniques : ce qu'il faut savoir". Vous pouvez la consulter en ligne (réservé aux cotisants) en cliquant sur le lien ci-dessous qui vous aménera dans la zone documentation où vous verrez entre autres cette brochure.


 

 

 
Dernière modification : 06/12/2015