Les patients sont nombreux à souhaiter que les conditions dans lesquelles ils avaient été informé du diagnostic, soient plus satisfaisantes.
Il faut convenir que la révélation de sa maladie constitue un choc.
Déjà Senèque écrivait à son amis Lucilius : « Dans toute maladie, il y a trois graves ennuis : la crainte de la mort, la souffrance physique, la suppression des plaisirs ».
Même si les progrès concernant le diagnostic de la maladie et l’efficacité des traitements en ont amélioré le pronostic, on ne peut nier l’inquiétude suscitée. Et l’information donnée, même quand elle est entendue et comprise, parait presque toujours insuffisante ou incomplète.
Pour répondre à cette attente, le Plan Cancer recommande aux professionnels de santé une annonce en deux temps : celui de la révélation du diagnostic et celui du ou des traitements.
L’annonce du diagnostic
Cette annonce est généralement mal perçue.
Aussi ce premier temps devrait apporter des explications sur la maladie et son degré de gravité, le pronostic envisageable, la mise en route du traitement et toute autre interrogation suscité par ces explications.
Ceci peut s’accompagner par la remise de documents d’information.
L’annonce du traitement
Ce deuxième temps est, à l’inverse, le moment de l’espoir.
En ayant une connaissance plus précise sur les thérapeutiques, leurs séquences, les modalités d’application, les lieux de réalisation, les bénéfices attendus, les effets secondaires, le patient sera plus capable de comprendre et de se battre lucidement.
Le rôle des proches, la participation à des groupes de parole et/ou à une association de malade peuvent rendre la force et la volonté de persévérer dans l’application d’un traitement décidé et accepté comme étant « le meilleur », même s’il n’est pas initialement bien supporté.